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La teigne du chat : la reconnaître, ce qu'elle transmet aux humains, et pourquoi le traitement est long

Santé À jour au 30 octobre 2026 · 13 sources citées, dont 6 lues en texte intégral

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Des plaques rondes sans poils sur la tête d'un chaton, puis une tache rouge sur le bras d'un enfant : la teigne du chat se transmet à l'humain, et son traitement se compte en semaines, maison comprise.

Un champignon, pas un ver

La teigne est une infection de la peau et des poils par un champignon microscopique, un dermatophyte [1, 2]. International Cat Care le rappelle : malgré son nom anglais, ringworm, elle n'a rien à voir avec les vers [3]. Ceux du chat ont leur fiche : le vermifuge du chat.

Chez le chat, Microsporum canis domine, avec plus de neuf cas sur dix dans le monde selon l'ABCD, comité européen d'experts soutenu, en 2013, par un laboratoire [2]. Deux thèses d'Alfort le retrouvent chez 218 des 240 chats positifs du laboratoire de l'école en 2010-2012, puis chez 86 sur 90 en 2018-2019 [4, 5].

Les symptômes : à quoi elle ressemble

Le signe typique est une plaque ronde aux poils cassés, couverte de squames, parfois bordée de rouge [2, 3]. La tête, les oreilles et les pattes avant sont les plus touchées [1, 6, 3]. Des infections provoquées en laboratoire, que cite la WAVD, montrent les lésions partant de la face, des oreilles et du museau, puis gagnant les pattes [1]. Le chat se gratte peu en général, mais certains adultes se grattent beaucoup [1, 2, 6].

La teigne trompe, pourtant. D'autres maladies de peau lui ressemblent, dont l'allergie aux piqûres de puces, et chez certains adultes quelques squames sont le seul signe [3, 2]. Une photo ne suffit donc pas : le vétérinaire confirme par des examens [1, 2].

Les chatons et les chats les plus exposés

Les jeunes sont les premiers touchés, avant un an pour International Cat Care, dans les deux premières années pour l'ABCD, qui décrit leurs lésions partant de l'arête du nez vers les tempes et les oreilles [3, 2]. Poil long, Persans et vie en groupe exposent aussi davantage [1, 6, 3]. Une chatte infectée, même sans signe, peut contaminer sa portée [6, 7].

Chez le chaton d'un ou deux mois, deux familles d'antifongiques par la bouche se distinguent : une notice de la première interdit son usage avant douze semaines, et l'ABCD juge la seconde, qu'il préfère, possible dès six semaines [8, 2]. Les notices de la seconde ne fixent pas d'âge minimal, et pour un chaton plus jeune le vétérinaire décide [8]. Selon la WAVD, un chaton malade s'isole le moins longtemps possible, car un défaut de socialisation peut marquer son comportement à vie [1].

Le porteur sans lésion

Un chat peut transmettre la teigne sans aucune plaque : c'est ce qu'on appelle un porteur sain. Soit son pelage transporte des spores venues d'ailleurs, soit il est infecté sans signe visible [6, 7, 2]. Dans un refuge suivi pendant huit mois, 273 des 1 226 chats admis avaient une culture positive, mais 213 ne faisaient que porter des spores [1]. À l'entrée de cinq expositions, une thèse d'Alfort de 2016 a compté 4 porteurs sans lésion sur 135 chats [9].

Ce qu'elle transmet aux humains

La teigne est une zoonose : sa transmission à l'humain se fait surtout au contact du pelage ou des plaques d'un animal infecté [1, 3]. Elle dessine des plaques rouges et rondes, au centre plus clair, qui grattent souvent, là où l'animal a touché la peau : visage, cou, avant-bras, mains [7, 10]. Les médecins réservent surtout le mot « teigne » au cuir chevelu. D'après ameli, c'est chez l'enfant la mycose la plus fréquente avant la puberté, et elle vient le plus souvent d'une autre personne [7, 10].

Jeunes enfants et personnes immunodéprimées sont à tenir à distance du chat malade [6, 3, 1]. Le taux de passage de l'animal à l'humain reste inconnu, et les complications graves extrêmement rares [1, 10]. Une tache suspecte se montre au médecin [3, 8]. Sur la peau, il prescrit le plus souvent un traitement local de plusieurs semaines. Pour le cuir chevelu, ameli y ajoute un traitement par la bouche, indique que l'enfant peut retourner à l'école une fois le traitement commencé, et demande de soigner aussi l'animal source [11].

Le diagnostic, chez le vétérinaire

Pour la WAVD, aucun examen ne fait foi seul [1]. Sous la lampe de Wood, une lumière ultraviolette, les poils infectés par M. canis brillent en vert, mais d'autres dermatophytes restent éteints, et des débris peuvent tromper [6, 3, 2]. Les études réunies en 2017 trouvent la lampe positive chez 378 animaux sur 523 au premier examen [1].

Au microscope, les spores autour des poils arrachés se voient dans six cas sur dix environ [1, 2]. La culture de poils brossés identifie l'espèce et sert au suivi, mais demande parfois jusqu'à trois semaines [6, 2, 3]. Plus rapide, la PCR peut rester positive chez un chat guéri ou simple porteur [6, 1].

Le traitement : le chat, et la maison

Un chat aux défenses normales guérit souvent seul en quelques semaines à quelques mois [1, 2]. La WAVD (2017), l'ABCD (2013) et l'ESCCAP (2019) recommandent tout de même de traiter, pour raccourcir la maladie et protéger animaux et humains [1, 2, 6]. Tous trois associent un antifongique par la bouche et, deux fois par semaine, un shampooing ou une solution sur tout le corps [1, 2, 6]. L'Index de l'Anses compte, au 30 octobre 2026, six médicaments antifongiques par la bouche pour le chat, de deux familles, tous sur ordonnance [8].

Jusqu'à quand

Ces trois guides attendent la guérison « mycologique » : deux cultures négatives de suite, parfois trois [1, 2, 6]. L'ABCD et l'ESCCAP parlent d'au moins dix semaines de traitement associé [2, 6]. Quant aux rechutes, une maison mal décontaminée les explique le plus souvent, selon l'ESCCAP [6].

La maison

La survie des spores va d'un an environ pour l'ABCD à deux ans pour International Cat Care [2, 3]. La WAVD rappelle que ces durées viennent d'essais de laboratoire et juge rare l'infection par la seule maison [1]. Le ménage sert d'abord à éviter que des spores se redéposent sur le pelage et rendent positive une culture de contrôle, ce qui prolongerait traitement et isolement [1]. L'aspirateur enlève les poils sans suffire seul, ce qui passe en machine se décontamine, et colliers, jouets et brosses se désinfectent ou se jettent [1, 6, 3].

Contagieux combien de temps ?

Selon la notice d'un antifongique pour chat, un chat traité peut contaminer ses congénères tant qu'il n'est pas guéri au sens des cultures, et cette guérison peut venir bien après celle des plaques [8]. L'ESCCAP ne le remet dans un groupe qu'après deux cultures négatives [6]. La lampe ne tranche pas : chez un chat traité, la fluorescence peut se voir mal, et une pointe de poil peut briller après la guérison. Seules une culture ou une PCR négatives l'établissent, d'après la WAVD [1].

Crèmes de pharmacie et remèdes naturels

Selon le guide français de l'ESCCAP, les crèmes antifongiques pour l'humain ne sont généralement pas adaptées au chat [7]. Soigner une seule plaque ne suffit pas non plus pour ces trois guides [1, 2, 6]. Une solution vétérinaire pour le pelage se délivre sans ordonnance, mais l'ABCD et l'ESCCAP n'en font qu'un complément du traitement par la bouche que prescrit le vétérinaire, jamais un traitement à elle seule [8, 2, 6].

Parmi les remèdes tirés de plantes, la WAVD n'examine que des huiles essentielles, essayées dans deux petites études de quatorze chats chacune, et aucun des trois guides ne les retient [1, 2, 6]. Pures, certaines sont dangereuses : un centre antipoison nord-américain a recensé, de 2002 à 2012, 106 chats intoxiqués par l'huile d'arbre à thé non diluée [12].

Ce qui a changé, et quand

Chaque publication récente, résumée et datée : la veille

  • 2013. L'ABCD fait de la culture l'examen de référence et juge la lampe de Wood peu sensible [2].
  • Mai 2017. La WAVD, en réunissant les études publiées, conclut qu'aucun examen ne suffit seul et que la lampe repère la plupart des cas [1].
  • Février 2019. Le guide 2 de l'ESCCAP (4e édition) signale la PCR en Europe et garde la culture comme examen le plus fiable [6].
  • De 2013 à 2024. Ni l'ABCD, ni l'ESCCAP, ni la WSAVA (recommandations de 2024) ne recommandent de vaccin contre la teigne [2, 6, 13].

À retenir

  • La teigne vient d'un champignon, Microsporum canis le plus souvent, et non d'un ver.
  • Des plaques rondes sans poils sur la tête, les oreilles ou les pattes se montrent au vétérinaire, surtout chez un chaton.
  • Le porteur sain, un chat sans aucune lésion, peut aussi transmettre la teigne.
  • Chez l'humain, une plaque rouge et ronde après un contact avec le chat se montre au médecin.
  • Le traitement vise le chat et la maison, jusqu'à des cultures négatives : au moins dix semaines selon l'ABCD et l'ESCCAP.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui a changé ces dernières années sur la teigne du chat ?

Surtout la lecture des examens. En 2017, le consensus des dermatologues vétérinaires a conclu, en réunissant les études publiées, que la lampe de Wood détecte la plupart des infections chez un chat non traité, alors qu'on la disait peu fiable, et qu'aucun examen ne suffit seul. En 2019, le guide européen de l'ESCCAP signalait la PCR disponible en Europe, tout en gardant la culture comme examen le plus fiable. Pour la prévention, ni l'ABCD ni la WSAVA ne recommandent de vaccin.

Développé dans la partie « Ce qui a changé, et quand »

La teigne du chat se transmet-elle à l'humain ?

Oui. La transmission se fait par contact avec le pelage ou les plaques d'un chat infecté. Chez l'humain, la teigne forme des plaques rouges et rondes, le plus souvent au visage, au cou, aux bras ou aux mains. Les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées sont à protéger en premier. Une lésion se montre au médecin, qui prescrit le plus souvent un traitement local, et les complications graves sont extrêmement rares selon le consensus de 2017.

Développé dans la partie « Ce qu'elle transmet aux humains »

Combien de temps un chat teigneux reste-t-il contagieux ?

Jusqu'à sa guérison mycologique, c'est-à-dire des cultures de poils négatives, deux fois de suite pour les trois guides cités. Selon l'ABCD et l'ESCCAP, le traitement dure au moins dix semaines : c'est l'ordre de grandeur, la date exacte dépend des cultures. La disparition des plaques ne suffit pas, et le ménage évite que des spores de la maison rendent une culture de contrôle faussement positive.

Développé dans la partie « Contagieux combien de temps ? »

Un chat sans aucune lésion peut-il transmettre la teigne ?

Oui, c'est ce qu'on appelle souvent un porteur sain. Certains chats portent seulement des spores dans leur pelage, d'autres sont infectés sans signe visible. Une chatte dans ce cas peut contaminer ses petits. La culture des poils, avec le compte des colonies, aide à les distinguer.

Développé dans la partie « Le porteur sans lésion »

Une crème de pharmacie ou un remède naturel peuvent-ils suffire ?

Les sources lues ne le montrent pas. Les crèmes pour l'humain ne sont généralement pas adaptées au chat, et soigner une seule plaque laisse les autres, parfois invisibles. Une solution vétérinaire vendue sans ordonnance ne remplace pas non plus le traitement par la bouche prescrit par le vétérinaire. Dans les études réunies en 2017, les huiles essentielles n'avaient été essayées que dans deux études de quatorze chats chacune, et aucun des trois guides cités ne les retient. Utilisées pures, certaines sont toxiques pour lui.

Développé dans la partie « Crèmes de pharmacie et remèdes naturels »

Mon chaton d'un ou deux mois a une plaque sans poils sur le nez : est-ce la teigne ?

C'est possible : chez le jeune chat, les lésions partent souvent de l'arête du nez vers les tempes et les oreilles. Seuls les examens le diront, car d'autres maladies de peau lui ressemblent. À cet âge, certains antifongiques ne sont pas autorisés, et l'isolement doit rester court pour ne pas nuire à sa socialisation.

Développé dans la partie « Les chatons et les chats les plus exposés »

Note méthodologique

Fiche de synthèse : 13 sources de référence lues, listées en fin de page.

Cet article constitue une synthèse documentaire critique de la littérature scientifique vétérinaire disponible à la date de sa rédaction.

Les données présentées proviennent de publications scientifiques identifiées et référencées. Leur analyse tient compte des limites méthodologiques, des divergences entre études et des restrictions d'accès à certaines publications.

Ce document ne constitue ni une recommandation clinique officielle, ni une ligne directrice thérapeutique, ni une publication ayant fait l'objet d'une évaluation par les pairs. Il n'a pas bénéficié d'une validation clinique indépendante par un vétérinaire.

Les informations sont présentées à des fins scientifiques et documentaires. Leur application à une situation clinique relève de l'appréciation du vétérinaire responsable de l'animal.

Les sources de cet article

Chaque numéro entre crochets dans le texte renvoie à l'une de ces 13 sources. Nous indiquons pour chacune si nous l'avons lue en entier ou seulement en résumé.

  1. 1Moriello KA, Coyner K, Paterson S, Mignon B. Diagnosis and treatment of dermatophytosis in dogs and cats. Clinical Consensus Guidelines of the World Association for Veterinary Dermatology. Vet Dermatol 2017;28(3):266-e68. Publié le 17 mai 2017. https://doi.org/10.1111/vde.12440 (PMID 28516493) Accès : lecture partielle du texte intégral (résumés anglais et français, synthèse des recommandations, parties 1 et 2, 3.1 en partie, 3.4 et ses encadrés, 3.7, 4.1.10, 4.1.12, 4.2, 5.8, 6.3 à 6.6, 7 ; le reste du texte parcouru par mots-clés)
  2. 2Frymus T, Gruffydd-Jones T, Pennisi MG, Addie D, Belák S, Boucraut-Baralon C, et al. Dermatophytosis in cats: ABCD guidelines on prevention and management. J Feline Med Surg 2013;15(7):598-604. https://doi.org/10.1177/1098612X13489222 (PMID 23813824, PMC11148949) Accès : texte intégral (références exceptées)
  3. 3International Cat Care. Ringworm in Cats. Publié le 28 avril 2024, mis à jour le 26 septembre 2025. https://icatcare.org/articles/ringworm-in-cats Accès : texte intégral
  4. 4Johannsen C. Les dermatophytes des animaux de compagnie : bilan de l'activité du laboratoire de Mycologie de l'ENVA (2010-2012). Thèse d'exercice vétérinaire, École nationale vétérinaire d'Alfort, soutenue le 14 novembre 2013. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05584813 Accès : lecture partielle du texte intégral (épidémiologie, résultats détaillés pour les chats, tableaux XXXIII et XXXIV, signes cliniques)
  5. 5Faure A. Les causes d'échecs thérapeutiques des dermatophytoses canines et félines. Thèse d'exercice vétérinaire, École nationale vétérinaire d'Alfort, soutenue le 3 novembre 2020. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04813675 Accès : lecture partielle du texte intégral (résumé, espèces isolées chez les chats, contrôles par culture)
  6. 6ESCCAP. Superficial Mycoses in Dogs and Cats. ESCCAP Guideline 02, Fourth Edition, February 2019, ISBN 978-1-907259-73-9. https://www.esccap.org/link-document/28/ Accès : texte intégral
  7. 7ESCCAP France. Traitement et prévention des mycoses des carnivores domestiques. Dermatophytoses et dermatites à Malassezia. Guide de recommandations, volume 2, 2e édition révisée, novembre 2011. https://www.esccap.org/link-document/5/ Accès : lecture partielle du texte intégral (mode de vie et risques, contrôle des dermatophytoses, diagnostic, traitement, prévention, rôle des propriétaires dans la prévention des zoonoses)
  8. 8Anses, Agence nationale du médicament vétérinaire. Index des médicaments vétérinaires autorisés en France. https://www.ircp.anmv.anses.fr/ Accès : lecture partielle du texte intégral (index consulté le 30 octobre 2026 et filtré sur les substances antifongiques ; RCP lus : les quatre solutions buvables de la famille que préfère l'ABCD et les deux médicaments de l'autre famille, rubriques contre-indications et mode d'administration, plus, pour trois d'entre eux, espèces, indications, mises en garde, précautions pour l'utilisateur et gestation ; la solution à diluer pour le pelage et le shampooing, mêmes rubriques)
  9. 9Platz J. Étude du portage mécanique de dermatophytes chez le chat au retour d'exposition. Thèse d'exercice vétérinaire, École nationale vétérinaire d'Alfort, soutenue le 12 juillet 2016. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05338425 Accès : lecture partielle du texte intégral (résumé, résultats, discussion, conclusion)
  10. 10Assurance maladie (ameli). Reconnaître une mycose de la peau. Page du 25 février 2026. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mycose-cutanee-peau/reconnaitre-mycose-cutanee Accès : texte intégral
  11. 11Assurance maladie (ameli). Consultation et traitement en cas de mycose cutanée. Page du 11 mars 2026. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mycose-cutanee-peau/consultation-traitement Accès : texte intégral
  12. 12Khan SA, McLean MK, Slater MR. Concentrated tea tree oil toxicosis in dogs and cats: 443 cases (2002-2012). J Am Vet Med Assoc 2014;244(1):95-99. https://doi.org/10.2460/javma.244.1.95 (PMID 24344857) Accès : résumé seul (texte payant)
  13. 13WSAVA, Vaccination Guidelines Group. Core and Non-Core Vaccines for Pet Cats (non-shelter) according to the 2024 guidelines for the vaccination of dogs and cats. Tableau mis en ligne en juin 2025. https://wsava.org/wp-content/uploads/2025/06/Cats-Vaccination-Table.pdf Accès : texte intégral

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  1. Fiche santé publiée.

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