Comment nous écrivons nos articles santé
Méthode Page tenue à jour · Rédaction VetoDossier
Les articles santé de VetoDossier sont des synthèses de ce que la littérature vétérinaire a publié sur une question précise. Cette page dit comment ils sont faits : où nous cherchons, ce que nous vérifions, ce que nous écartons, et ce que nous ne ferons jamais. Elle vaut pour chaque article du rayon Santé.
Deux lectures sur la même page
Chaque article s'ouvre par une partie écrite pour tous. Elle part des signes qu'un propriétaire voit chez son animal, pas du plan d'un manuel. Elle dit ce qui est connu, ce qui est discuté entre spécialistes et ce qui reste inconnu. Plus bas, un grand bandeau annonce la revue scientifique.
La revue s'adresse aux vétérinaires. Elle reprend les mêmes questions avec les effectifs, le plan de chaque étude, ses biais et le niveau de preuve, puis elle se termine par la liste complète des sources. Les deux parties ne se recopient pas. La seconde approfondit la première, ou elle y renvoie.
D'où viennent les informations
Nous ne citons que des écrits vétérinaires : publications dans des revues à comité de lecture, thèses d'exercice et de doctorat des écoles vétérinaires, recommandations des sociétés savantes, manuels et fiches des écoles et des collèges de spécialistes, et documents officiels du médicament vétérinaire. Les forums et les réseaux sociaux nous servent à repérer les questions que les propriétaires se posent. Ils ne servent jamais de source.
Pour chaque article, la recherche est systématique et tracée. Chaque base interrogée, chaque requête et chaque résultat sont consignés dans un journal de recherche. Les données françaises sont croisées avec les données étrangères récentes. Une affirmation médicale s'appuie sur deux sources au moins. Ce qui ne peut pas être sourcé saute, ou devient une question à poser à votre vétérinaire.
Les bases que nous interrogeons
- PubMed et PubMed Central, pour les publications internationales.
- theses.fr et DUMAS, pour les thèses des écoles vétérinaires françaises ; HAL pour les dépôts des agences et des écoles.
- L'Index des médicaments vétérinaires de l'ANSES-ANMV et la base de l'Union européenne, pour chaque molécule nommée.
- Les recommandations des groupes d'experts et des sociétés savantes, avec leurs soutiens déclarés.
- Les manuels de référence et les supports de cours des écoles.
- Légifrance et le ministère de l'Agriculture, quand un texte réglementaire entre en jeu.
Lu en entier, ou en résumé seulement
Nous lisons le texte intégral chaque fois qu'il est accessible. Beaucoup de publications restent payantes, et nous ne contournons ni accès payant ni protection. Une publication que nous n'avons pu lire qu'en résumé est marquée « résumé seul » dans la liste des sources, et la revue dit combien de ses sources sont dans ce cas. Une source que nous n'avons pas lue n'est jamais présentée comme lue. Quand un chiffre vient d'un texte qui en cite un autre, nous l'écrivons.
Ce que nous vérifions avant de publier
- L'existence de chaque référence : auteurs, année, revue, volume, identifiant. Un identifiant faux est une référence fausse.
- Chaque pourcentage est recalculé à partir de ses effectifs, et son unité est dite : un chat, une oreille, une intervention. Deux unités ne se mélangent jamais dans une phrase.
- Quand une source se contredit elle-même, la page expose les deux décomptes et ne tranche pas à la place des auteurs.
- La nature de la preuve est nommée : série de cas, étude rétrospective, essai contrôlé, avis d'expert. Des séries qui ne sont pas comparables ne sont pas comparées.
- Une race n'est dite prédisposée que si une étude l'a comparée à une population de référence. Une proportion parmi les malades n'est pas un risque.
- Pour chaque médicament nommé, l'indication et l'autorisation de mise sur le marché sont vérifiées dans l'Index de l'ANSES-ANMV.
- Les liens d'intérêt déclarés par les auteurs et le financement des études sont relevés, puis écrits dans la revue.
Cette vérification se fait référence par référence. Elle est refaite en entier avant chaque nouvelle version d'un article.
Ce que nous ne faisons jamais
- Aucune dose, aucun protocole, aucun « demandez ce médicament ». Nous décrivons ce qui existe ; la décision appartient au vétérinaire qui connaît l'animal.
- Aucun diagnostic. Un article aide à poser une question en consultation, il n'y répond pas.
- Aucune recopie : nous citons, nous résumons, nous renvoyons au texte.
- Aucune image prise ailleurs. Nos schémas sont dessinés par nous, et les photographies viennent de publications en accès libre sous une licence vérifiée, avec leur crédit.
- Aucune revendication de rang ou de nouveauté. Nous écrivons ce que les sources disent, pas la place que nous voudrions occuper.
Chaque revue scientifique s'ouvre sur cette note, qui dit ce que ces articles sont et ce qu'ils ne sont pas :
Note méthodologique
Cet article constitue une synthèse documentaire critique de la littérature scientifique vétérinaire disponible à la date de sa rédaction.
Les données présentées proviennent de publications scientifiques identifiées et référencées. Leur analyse tient compte des limites méthodologiques, des divergences entre études et des restrictions d'accès à certaines publications.
Ce document ne constitue ni une recommandation clinique officielle, ni une ligne directrice thérapeutique, ni une publication ayant fait l'objet d'une évaluation par les pairs. Il n'a pas bénéficié d'une validation clinique indépendante par un vétérinaire.
Les informations sont présentées à des fins scientifiques et documentaires. Leur application à une situation clinique relève de l'appréciation du vétérinaire responsable de l'animal.
Les dates, et ce qui a changé
Chaque article porte sa date « à jour au ». Il contient une section « Ce qui a changé, et quand », qui date l'évolution des connaissances au lieu de démoder les lecteurs : un conseil d'il y a quinze ans était celui de son époque. En bas de page, l'historique des modifications dit, pour chaque version, ce qui a été corrigé. Nous écrivons « ce que la littérature vétérinaire a changé » : les recommandations qui existent pour les chiens et les chats viennent de sociétés savantes et de groupes d'experts, et nous les nommons comme telles.
La veille
La veille relaie, au fil de l'eau, des publications qui comptent pour nos sujets : une thèse nouvelle, une recommandation mise à jour, une étude. Chaque fiche suit le même format. Ce que la publication étudie, ce qu'elle trouve d'après son propre texte, si nous l'avons lue en entier ou en résumé, le lien vers la source, et l'article auquel elle se rattache. Aucune interprétation, aucun conseil. Quand une publication change ce qu'un article dit, c'est l'article qui est mis à jour, et la veille y renvoie. Les fiches paraissent quand il y a quelque chose à relayer ; la date de la dernière entrée est affichée, et nous ne promettons pas de cadence. Un flux RSS permet de la suivre.
Qui écrit, et qui paie
Les articles sont signés « Rédaction VetoDossier ». Ils sont écrits et vérifiés par l'équipe de VetoDossier, qui édite le carnet de santé du même nom. Le carnet est gratuit. Aucun article n'est financé par un laboratoire, un fabricant d'aliments ou un assureur, et aucun ne fait la promotion d'un produit. Un encadré en fin d'article présente le carnet ; il est séparé du texte, et il le restera. Si un contenu partenaire devait un jour exister sur ce site, il serait marqué comme tel, et il ne serait jamais présenté comme un article.
Signaler une erreur
Une erreur reste possible, malgré les vérifications. Si vous en voyez une, écrivez à contact@vetodossier.fr en nommant l'article. Nous vérifions à la source, nous corrigeons, et la correction est datée dans l'historique de l'article. Un vétérinaire qui connaît une étude que nous n'avons pas citée nous rend service en le disant.